Nous poursuivons le récit de Lynx 33, celui de ce chapitre VII si important dans la vie de Fabrice et de Sophie, venus passer quelques jours de vacances chez Gilles et Fanny.
Le récit est celui de la découverte par Sophie d'un plaisir si particulier! Jamais, pour ma part, je ne remercierai assez Christine avec qui j'ai tout appris. je dédicace ce récit à Sylviane, ma chérie, ma femme, la seule à qui je sois fidèle.
Pour suivre l'aventure de Sophie, rendez-vous sur le blog de Lynx 33
http://communaute.voissa.com/blog/22976-lynx33-blog/
Olga
Les secrets de Fanny semblent bien partagés !
Il y a le moins de zones d’ombre possibles entre Fabrice et moi. C’est vraiment rare que je ne lui dise pas tout. Dans ce cas, c’est pour l’épargner et laisser un peu de temps pour le préparer. J’attends la même chose de sa part. A terme, nous partageons nos secrets… Fanny s’en doutait probablement, elle n’est pas si innocente !
Tu n’as pas été jalouse de ce baiser ?
Bien sûr que si ! Mais quand Fabrice m’en a parlé, il s’était passé autre chose qui m’incitait à mieux comprendre Fanny. Pourtant, je sais que le moment d’un premier baiser est très important pour Fabrice. Il est extrêmement sensible à ce moment fugitif où les lèvres toutes proches décident de se souder, de s’entrouvrir pour laisser les langues s’aventurer et jouer l’une avec l’autre. Il me dit que c’est un moment de bonheur absolu où tout est encore possible, symbole d’une autre pénétration désormais envisageable mais où rien ne vient créer la moindre déception. Il a vécu ce moment privilégié avec Fanny. Quand il m’en a parlé, nous ne savions pas si les promesses de ce baiser se réaliseraient un jour. Même si j’étais jalouse, je le souhaitais à Fabrice malgré le risque que cela pouvait faire courir à notre couple. Ce qui est certain, c’est qu’à partir de ce jour, j’ai su que Fanny aurait une place dans ses pensées.
Revenons à ta sieste !
Dès notre arrivée à la villa, Gilles s’est montré très entreprenant. On faisait des pauses pour s’embrasser. A chacune, nos mains se montraient de plus en plus avides. Nous avions semé nos vêtements au fil de notre cheminement vers la chambre. Arrivé sur le palier, nous étions nus et terriblement excités. Appuyé contre le mur, Gilles jouait avec mon corps alors que je me plaisais à me frotter contre sa queue, à la glisser entre mes cuisses, à la saisir à pleine main.
L’état et la disponibilité de son sexe ne cesseront jamais de m’étonner… C’est moi qui ai pris l’initiative d’entraîner Gilles dans la chambre.
Je sens que ça a été chaud !
Je me suis allongée sur le lit, offerte… Il m’a rejointe, le sexe dressé. Je le trouvais si beau que j’ai voulu le photographier. Je n’avais que mon téléphone portable sous la main. Même si la qualité n’était pas bonne, ça me faisait toujours un souvenir intime de Gilles que j’aurais en permanence avec moi !
Puis nous avons continué à mous amuser. J’ai entrepris une fellation. Je ne sais pas y résister quand je vois le sexe de Gilles. Pendant que je le suçais, il a récupéré mon téléphone et a fait une photo de moi en pleine action. Je l’ai laissé faire.
Puis il m’a dit « Je vais l’envoyer à Fabrice ». J’ai lâché ma prise pour lui dire « Déconnes pas ! », mais il avait déjà ouvert mon répertoire. Il m’a demandé ce qu’il devait écrire avec la photo. J’ai répondu, peu distinctement vu l’occupation de ma bouche, « Mmm…, ce que tu veux». Il a écrit « Elle est bonne », à comprendre différemment suivant que l’auteur soit Gilles ou moi ! Puis il a envoyé la photo. Mais Gilles n’en avait pas fini. Il m’a dit « Oh, il y a aussi Vincent dans ton répertoire ! ». Là, j’ai réagi plus vivement et je lui ai arraché le téléphone des mains. Du coup, la fellation était terminée… Gilles m’a attirée sur le lit pour me calmer. Il n’a pas pu s’empêcher de me dire qu’il aurait écrit à Vincent « Je pense très fort à toi ». Je me suis mise sur lui, en 69. Au moins, dans cette position, il ne pouvait plus raconter de bêtises !
La position a vite eu d’autres avantages. Je commençais à mouiller abondamment, trahissant ainsi un désir très fort de jouissance. Gilles se délectait. Sa langue se montrait efficace. Les sensations qui montaient en moi me conduisaient à délaisser de plus en plus la queue de mon amant pour me concentrer sur les effets de sa bouche. J’ai toujours trouvé frustrant de me concentrer sur ma fellation dans cette position… Gilles n’a pas bronché, poursuivant ses agréables caresses buccales. Quand je suis arrivée à un point d’excitation tel que Gilles aurait pu risquer la noyade, je me suis retirée pour passer à un autre jeu dont je ne peux plus nier que je suis devenue accro. Gille aime à me dire que je suis insatiable ! Insatiable de son sexe, c’est certain. Cette nouvelle dépendance commençait d’ailleurs à m’inquiéter car Gilles serait bientôt fort loin.
Tu allais retrouver Vincent.
C’est vrai, mais je crois que j’étais devenue sexuellement dépendante des deux.
Vous êtes repartis dans une séance de jambes en l’air torride, je suppose
Tu supposes bien, mais tu n’as pas grand mérite ! Je t’ai dit qu’on ne s’en lassait pas tous les deux. Je mes suis allongée sur le dos, les jambes écartée. J’étais offerte et je regardais le sexe dressé de Gilles qui dardait vers mon minou.
Ces deux là semblaient fait l’un pour l’autre. Alors Gilles est venu en moi et s’est mis à me prendre comme j’aime tant. Je me demandais où il pouvait trouver toute l’énergie qu’il utilisait pour me limer si longtemps. Il me prenait en levrette, puis me retournait pour me passer les jambes sur ses épaules ou venir en moi de manière plus classique. Mes sens tourbillonnaient, je lui disais « c’est bon » et, lorsque mon plaisir montait, mes « Oui, oui » allaient crescendo. Plus mon ton montait, plus il accentuait ses coup de piston. Lorsqu’il était sur moi, je m’ouvrais le plus possible pour le sentir à fond. Je sentirais des douleurs pendant plusieurs jours à force d’avoir trop écarté mes jambes pour le recevoir ! Gilles est un dieu… Il m’a pilonnée pendant bien plus d’une heure sans défaillir. Lorsque j’avais trop joui, il s’arrêtait un moment. Nous reprenions notre souffle et il repartait de plus belle.
C’est moi qui ai demandé grâce. Mon minou n’en pouvait plus, mon coeur battait la chamade et ma tête flottait sur des sommets. Quand il s’est déversé en moi, j’ai fermé les yeux et je me suis totalement immobilisée, agrippée contre lui, pour mieux le sentir. Puis nous nous sommes effondrés sur le lit, repus et heureux.
Torride ! Ton minou devait être dans tous ses états !
Il avait besoin d’un peu de calme, mais la journée était loin d’être terminée. Il a été encore très sollicité, mais pas toujours de la même manière…
Que veux-tu dire ?
Il a encore fait des découvertes durant la soirée et la nuit. Mais n’allons pas trop vite ! Après ce moment particulièrement intense, nous nous sommes assoupis sur le lit. C’est Gilles qui s’est réveillé le premier. Il s’est levé pour aller prendre une douche. Il faut dire que nous avions pas mal transpiré. Quand il est revenu, il a posé ses mains toutes mouillées et froides sur mes fesses. J’ai crié. Du coup, j’étais sorti de ma torpeur et je suis allée me rafraîchir à mon tour.
Gilles t’a accompagné ?
Non, il est descendu pour remettre un peu d’ordre et récupérer nos habits. Je mes suis douchée seule. C’était agréable après l’effort. L’eau fraîche sur ma petite chatte lui faisait du bien. Elle était un peu rouge, sans doute l’irritation due aux interminables pénétrations de Gilles. Pour elle, ces vacances n’étaient pas de tout repos !
Sais-tu comment Fabrice a-t-il réagi quand il a reçu ta photo ?
Il a énormément apprécié et ça l’a beaucoup excité. Lorsqu’il l’a reçue, il était avec Fanny dans le cloître d’une abbaye. Pour lui, la recevoir à ce moment le confortait dans sa théorie sur l’amour sous toutes ses formes.
Sa théorie ?
En fait, ce n’est pas vraiment la sienne, c’est celle qu’il a fait sienne. Pour lui, l’amour charnel est une composante aussi importante que celle de l’amour spirituel. Le cloître où il se trouvait est un de ces lieux d’élévation spirituelle auxquels Fabrice est sensible. Mais il refuse le choix manichéen du bien, symbolisé par cet endroit, et du mal qui serait associé à nos jeux sexuels transgressifs. Au contraire, il les pense parfaitement en harmonie, comme des aspects complémentaires de la nature humaine concourrant à son équilibre. C’est ainsi qu’il interprète le célèbre tableau de Titien « Amour Sacré et Amour profane » qui a suscité tant de commentaires et d’hypothèses.
Nous avions déjà parlé ensemble de ce tableau à l’occasion d’un voyage en Italie et voilà qu’il se trouvait dans une situation illustrant parfaitement son interprétation. Il y avait à la fois ces vestiges encore emplis du chant des moines, le baiser troublant de Fanny et la photo de sa femme chérie faisant une fellation à son ami…
Fabrice a positivé cette conjonction, donnant du sens à ce que beaucoup pourrait considérer comme choquant, voire sordide. J’aime aussi Fabrice pour ça !
L’après-midi devait être déjà bien avancé quand tu es sortie de la douche.
Il n’était pas loin de 17h. On ne voit pas le temps passer quand on fait l’amour. Mais il passe, surtout avec un amant aussi endurant que Gilles. Je suis allée sur le palier pour appeler Gilles, mais il n’était pas dans la maison. Alors je suis allée sur la terrasse. Il était en train d’enlever les restes du transat que nous avions cassé dans des circonstances inavouables… Je l’ai interpellé pour lui demander ce que nous allions faire pour savoir comment m’habiller. Me voyant entièrement nue, il m’a dit de rester comme ça et de le rejoindre dans la piscine.
Vous allier reprendre vos jeux dans la piscine ?
Non. Je venais de me laver les cheveux et je n’avais pas l’intention de les remouiller. J’avais l’intention de me faire offrir un verre et de me reposer un peu. Quand je suis descendue, j’ai vu Gilles qui m’attendait au bas de l’escalier. Rien qu’en regardant ces yeux, je le sentais subjugué. Il m’observait, son regard allant de mon visage à mon minou en passant par le balancement de mes seins au fil des marches.
Je le fascinais et ça me plaisait. Arrivée en bas, Gilles m’a pris par la main et m’a entraînée vers la piscine. Il a quitté son caleçon. Il ne bandait pas vraiment, mais sa queue se montrait déjà un peu turgescente. Après ce que nous venions de faire, il me suffisait de descendre l’escalier pour rallumer la braise. Je n’ai pas pu m’empêcher de faire une petite caresse à ce sexe qui m’avait fait tant de bien en lui disant « Tu sais que je suis folle de ton sexe ». Gilles voulait réagir, mais je l’ai entraîné dans l’eau.
Et si Fabrice et Fanny arrivaient ?
Ils n’auraient pu que constater. De toute manière, j’avais décidé de lui parler de mon occupation favorite de la journée.
Moment plaisant dans la piscine ?
Moment de détente. Nous n’étions pas dans l’ambiance torride du matin, ce qui ne nous empêchait pas de trouver agréable le contact de nos corps. Gilles se montrait attentionné. Même lorsqu’il jouait avec moi, il évitait de m’asperger.
Vous n’êtes pas allez plus loin ?
La nature impose des moments de calme, même aux amants les plus passionnés… Nous nous sommes contentés d’une grande complicité et d’un moment de détente. Puis, nous sommes sortis de l’eau pour nous reposer un moment. Nous en avions besoin tous les deux !
Je me suis allongée au soleil, me laissant aller à la torpeur
Je me suis allongée au soleil, me laissant aller à la torpeur. Faire l’amour c’est aussi agréable qu’épuisant. Gilles, qui s’était beaucoup donné depuis cette nuit, s’était lui aussi étendu, mais à l’ombre lui.
Vous aviez besoin de récupérer !
Sans doute ! Je m’étais un peu assoupie quand j’ai été réveillée par une sonnerie de téléphone. C’était le portable de Gilles. Lui aussi avait dû s’endormir car il a mis du temps à réagir. Fanny l’appelait pour lui dire qu’elle serait de retour avec Fabrice d’ici une heure et lui demandait de faire quelques achats pour le repas du soir. Pendant qu’il lui parlait je me suis levée et étirée pour me réveiller. J’ai surpris le regard soudain allumé de Gilles qui me détaillait pendant que je m’étirais.
J’ai surpris le regard soudain allumé de Gilles qui me détaillait pendant que je m’étirais
Il s’est troublé et a commencé à bafouiller avec Fanny. Voyant l’effet que je provoquais, j’en ai rajouté un peu. C’est si excitant de troubler un homme. Il essayait de reprendre ses esprits pour poursuivre sa conversation avec Fanny, mais je notais que son sexe avait repris un peu de vigueur. Il ne bandait pas vraiment, mais il se passait quelque chose en lien avec mon petit manège. Je ne pouvais m’empêcher de le regarder et de regarder son sexe. Si j’avais eu mon portable, j’aurais aimé garder une image de sa queue dans cet état. Je la trouvais vraiment très excitante.
Bref, tu as cherché à l’allumer ?
Absolument pas, je n’ai rien fait de spécial. Enfin, presque rien ! Ce n’est pas de ma faute s’il réagit comme ça à chaque fois qu’il me voit !
Et ensuite ?
Quand il a raccroché, il m’a parlé de cet appel. Un instant je me suis demandé ce que Fabrice et Fanny pouvaient faire pour rentrer si tard. Cette petite poussée de jalousie a vite été dissipée quand gilles m’a prise dans ses bras. Il m’a attiré contre lui, me faisant des bisous dans le cou tout en me murmurant des trucs un peu chauds. Comme je me montrais câline, il a glissé ses doigts vers mon minou. Il a pu constater qu’une fois de plus nous étions sur la même longueur d’onde… Je lui ai dit qu’il fallait qu’on s’occupe du repas, mais sur un ton qui disait le contraire… Gilles a immédiatement répliqué « Pourquoi ? Tu as une petite faim ? ». Comme il me disait cela alors que ses doigts jouaient dans mon minou, j’ai parfaitement perçu le sens de sa question. Je l’ai pris par la main et je l’ai entraîné à l’intérieur. On serait mieux sur le canapé du salon.
Petite faim ?
Ne fais pas l’innocent. Gilles avait envie que je m’occupe de lui. C’était la moindre des choses ! Je l’ai installé sur le canapé et je me suis emparée de son sexe toujours dans une semi érection. J’étais réellement envoûtée par ce sexe qui m’avait tellement gâtée. J’aime tant sentir un beau sexe grandir dans ma bouche. C’est la sensation que m’a offerte Gilles. Malgré tout ce qu’il m’avait déjà donné, Gilles bandait à nouveau sous l’effet de la douce chaleur de ma bouche et du jeu coquin de ma langue. Si Fanny et Fabrice étaient revenus à ce moment, ils auraient eu droit à un spectacle original, ponctué de soupirs de gourmandise de ma part et d’encouragements crus de la part de Gilles. J’imagine que Fabrice aurait eu envie de s’occuper de mon minou un peu ouvert s’agitant au rythme de ma fellation. Fanny aussi, probablement...
Tu l’as fait gicler ainsi ?
J’étais partie pour le faire, mais Gilles voulait absolument jouir en moi. Avec une érection impressionnante, il voulait absolument me prouver qu’il était mon meilleur amant. C’est lui qui m’a attiré sur le canapé. Il m’a d’abord prise en levrette, puis il m’a retourné. Comme le canapé était assez bas, il s’est agenouillé et a soulevé mes jambes pour mieux me pénétrer. Là, il s’est déchaîné et je lui ai demandé de venir.
Alors, comme si c’était un défi, il a joui en moi.
Et toi, tu as eu du plaisir ?
J’étais bien. Je crois que j’avais trop joui dans la journée et je me suis contentée du plaisir provoqué par son énorme sexe en moi et de l’excitation de la situation. Dès qu’il a eu du plaisir, je me suis levée pour éviter de tacher le canapé. Je ne suis pas certaine que Fanny aurait apprécié… Gilles voulait absolument que cette journée soit inoubliable et il faisait tout pour cela, révélant une force et une virilité étonnantes. Quant à moi, je voulais peut-être relever le défi de la belle Sonia !
C’est quoi le « défi de la belle Sonia » ?
C’est une aventure que Gilles m’avait racontée au téléphone bien avant ces vacances. Je lui avais demandé de me parler de son souvenir le plus intense sur le plan sexuel. C’est à ce propos qu’il m’avait fait des confidences sur la « belle Sonia ». Il avait vingt et il était encore étudiant. Il avait fait la connaissance d’une femme mariée, Sonia, bien plus âgée que lui. Elle devait avoir 35 ans, soit juste un peu plus que moi aujourd’hui. Cette Sonia a marqué Gilles car, je cite ses mots, c’était la femme la plus salope qu’il avait jamais rencontré. Il allait lui rendre « visite » chez elle lorsque son mari s’absentait pour son travail. Elle ne le laissait repartir qu’après l’avoir totalement épuisé. D’après Gilles, elle n’en avait jamais assez et se montrait experte dans l’art de ranimer la flamme. Elle avait profité au maximum de l’ardeur de Gilles. Lui en avait gardé un ce souvenir admiratif et nostalgique qui continuait à le faire fantasmer sur les femmes infidèles et insatiables dans la trentaine… Quelque part, je voulais peut-être supplanter cette Sonia dans ses souvenirs et devenir sa référence en matière de femme infidèle… Par la suite, il dira me trouver beaucoup de points communs avec elle. C’était un compliment !
Fanny et Gilles ne vous ont pas surpris ?
Non. Nous sommes allés prendre une douche et nous habiller. Puis j’ai accompagné Gilles pour faire les courses demandées par Fanny. Quand nous sommes revenus, la voiture de nos conjoints était devant la villa. Fabrice sirotait une boisson fraîche au bord de la piscine alors que Fanny était dans sa chambre, en train de se changer. J’ai rejoint Fabrice pour en savoir plus sur sa journée. Mais c’est lui qui se montrait le plus curieux. La photographie envoyée par Gilles l’avait excité et il voulait absolument que je lui raconte. Bref, à part quelques considérations sur la beauté des abbayes, je n’ai rien tiré de lui.
Il ne t’a pas parlé du baiser de Fanny ?
Pas à ce moment. Il m’a proposé de passer un moment dans notre chambre pour « parler ». On s’est évidemment retrouvé sur le lit. Il voulait absolument que je lui raconte ma journée et surtout les circonstances dans lesquelles Gilles avait fait la photo. Il se montrait si pressant que je n’ai pas pu dire non. Je lui ai donc résumé les épisodes successifs de cette journée bien remplie, elle aussi…Il a beaucoup aimé nos tentatives dans la piscine. Pendant que je lui parlais, il avait remonté ma robe et fait glisser ma culotte. Je lui ai demandé de ne pas me toucher, lui disant que mon minou était trop sensible et qu’il avait besoin de repos. Il n’a pas semblé déçu et m’a demandé s’il pouvait simplement le regarder. Il s’est approché doucement et l’a détaillé comme on détaille une œuvre d’art. Il le trouvait un peu gonflé, mais pensait qu’il le serait encore plus vu ce que je lui racontais. Il a retiré son pantalon et son caleçon. Il bandait et je savais ce qu’il voulait. Alors qu’il me questionnait encore sur mes jeux avec Gilles dans la piscine, je me suis mise à le branler. Il a giclé assez vite. Je me suis dit que Fanny n’avait pas dû trop le solliciter. D’ailleurs, comme cette question me préoccupait, je lui ai demandé s’il s’était passé quelque chose avec elle. C’est là qu’il m’a parlé du baiser. Quand il m’a dit ça, en ajoutant qu’il serait peut-être allé plus loin si Fanny avait voulu, je me suis un peu emportée. J’ai rabattu ma robe et je lui ai dit « Va la sauter puisque tu en meurs d’envie ».
Tu es assez injuste avec lui
C’est vrai, mais je crois qu’il aime ça ! Il est resté un moment sans rien dire. Puis il m’a très doucement fait remarqué que j’étais mal placé pour lui faire des remontrances vu mon emploi du temps de la journée. Ensuite, il s’est montré deux fois plus tendre. Il voulait que je lui raconte encore. Dans ces circonstances, je le sens prêt à tout accepter et à faire le moindre de mes caprices.
Tu as poursuivi ton compte rendu détaillé ?
Je lui ai dit qu’il en saurait plus en lisant mon journal, le jour où je voudrai bien lui donner. Je me suis rapidement levée, le laissant un peu frustré sur le lit. Je suis allé me laver les mains, j’ai changé de culotte et je suis descendue. Fanny était déjà dans la cuisine pour préparer le repas. J’étais bien décidée à lui parler. Quand je suis entrée, elle m’a regardé avec un beau sourire. J’étais un peu embarrassée pour aborder le sujet. Je lui ai demandé si elle avait passé une bonne journée. Elle m’a répondu « Superbe ! On a vu plein de choses avec Fabrice. C’est dommage que tu ne nous aies pas accompagnés. Et toi ? » Ce « Et toi » paraissait naturel, mais je doutais de sa spontanéité. C’était une perche qu’elle me tendait. Fabrice venait de me dire qu’ils avaient parlé de nous et qu’il avait laissé entendre à Fanny que Gilles et moi n’avions pas été très sage. Je lui ai proposé de s’asseoir à table parce que j’avais quelque chose d’important à lui dire. Nous nous sommes assises et, la regardant dans les yeux, je lui ai dit que j’avais fait l’amour avec Gilles.
Comment a-t-elle réagi ?
Elle a accusé le coup. Son visage s’est fermé. Elle regardait fixement le plat qu’elle venait de poser sur table. J’ai avancé mon bras et pris sa main. Elle m’a laissé faire, puis je l’ai entendue dire « Ah le salaud ». Doucement, je lui ai demandé « Tu m’en veux ? ». A ce moment, elle m’a regardée. Son regard dur s’était soudain adouci et elle m’a répondu « Toi je ne t’en veux pas du tout. Je savais que tu en avais envie et je te l’avais proposé. Non, j’en veux à ce salaud de Gilles. Je ne pensais pas qu’il accepterait aussi facilement, comme ça, dans la villa de mes parents ! Il ne pense qu’à baiser ce mec. Il me le paiera ! ». J’ai insisté en disant que c’était de ma faute, que c’était moi qui l’avais provoqué. Elle ne semblait lui trouver aucune excuse. Elle m’a demandé si c’était bien au moins. Je n’ai pu lui répondre que oui. Elle s’est levée en disant qu’elle se doutait que nous devions bien nous entendre dans ce domaine. Puis elle m’a dit : « Sophie, occupe toi du repas. Je vais lui dire ce que je pense de lui ». Elle est sortie et s’est dirigée vers la chambre de Gilles.
Tu ne pensais pas qu’elle réagirait comme ça ?
Je savais qu’il y avait un risque de la voir réagir ainsi. J’espérais qu’il en serait autrement. J’étais terriblement embarrassée, mais je me sentais aussi un peu soulagée. Je sentais que cet aveu pouvait compromettre notre amitié avec Fanny et Gilles et peut-être me faire perdre Gilles. Il y avait beaucoup de tension. Je me suis avancée dans le couloir pour essayer d’écouter ce qui se passait. Il y avait des éclats de voix dans la chambre. C’était essentiellement Fanny qui criait. Manifestement, Gilles passait un mauvais moment. Puis j’ai entendu une porte claquer, puis une autre. Un silence lourd a suivi.
Qu’as-tu fait ?
Je me suis assise sur le canapé du salon, celui là même où Gilles m’avait prise une heure auparavant. Ma tête bourdonnait, je ne savais que faire. Je suis resté prostrée ainsi un petit moment. Puis j’ai entendu du bruit. Gilles venait d’entrer dans le salon. Il avait la tête baissée et semblait soucieux. Il m’a dit « Je crois que ce n’était pas une bonne idée de tout lui dire. Je ne sais plus quoi faire ». Je lui ai conseillé de retourner voir Fanny pour lui parler, pour lui expliquer que ça ne changeait rien à son amour pour elle. J’ai ajouté « Propose lui de nous demander de partir, nous le comprendrons parfaitement. Je pense que nous aurions mieux fait de ne pas venir, c’était vraiment jouer avec le feu ! Va lui parler, console là, dis lui que tu l’aimes. J’irai lui parler après, mais c’est mieux que ce soit toi qui le fasse maintenant ». Gilles, penaud, est allé voir Fanny. A ce moment Fabrice est descendu. Il a immédiatement perçu la tension. Je lui ai raconté ce qui venait de se passer. Il m’a pris la main et semblait aussi marri que moi. Nous sommes sortis dans le jardin pour prendre l’air, complices et silencieux.
Gilles a pu recoller les morceaux ?
Il est resté longtemps avec Fanny. J’ai terminé de préparer le repas et mis la table avec Fabrice. Nous n’avions pas faim, mais nous devions nous occuper. Quand Gilles nous a rejoint, il semblait toujours aussi soucieux. Ils avaient beaucoup parlé et Fanny semblait moins courroucée. Mais il trouvait qu’elle n’allait pas bien. Il m’a dit qu’elle pleurait. C’était à moi de la consoler.
Tu es allée la voir ?
Bien sûr. Quand je suis entrée dans sa chambre, elle était allongée sur le ventre, la tête dans l’oreiller. Je me suis approchée doucement et je me suis assise au bord du lit. Quand j’ai posé ma main sur sa nuque, elle s’est tournée vers moi. Ses yeux étaient rougis et humides. Je me suis sentie terriblement coupable. J’ai passé ma main dans ses cheveux et j’ai approché mon visage tout près du sien. « Je te demande pardon, tout ça est ma faute ». Alors elle a éclaté en sanglots et a posé sa tête sur mon épaule. Nous sommes restées longuement ainsi, sans rien dire. Puis elle s’est dégagée et a souri en me regardant et a dit : « Non, ce n’est pas de ta faute. Je suis seulement déçue par Gilles. Je pensais qu’il ne profiterait pas de la première occasion, qu’il m’en parlerait avant. Sache que je suis contente de ce qui t’arrive. Je t’aime tant ». Ses yeux étaient rivés aux miens. J’ai senti un drôle de picotement au plus profond de moi. Nos visages se sont rapprochés, comme mus de manière autonome, et nos lèvres se sont soudées.
Nous nous embrassions, d’abord pudiquement, puis de plus en plus fort. Fanny m’entraînait et je ne résistais pas.
Pourquoi ?
Au début, je me suis laissée faire parce que je pensais que Fanny en avait envie et que c’était un moyen de la consoler. Puis, très vite, je n’ai plus pensé. J’avais les yeux clos et son baiser était agréable. Il y avait de la douceur, sa langue n’avait pas l’arrogance de celle des hommes, elle se montrait câline. Je n’ai pas cherché à interrompre ce moment. Notre baiser, notre premier baiser a duré très longtemps comme si ce moment était trop fragile pour chercher à le bousculer. Quand nos lèvres se sont séparées, j’ai rouvert les yeux. Fanny me regardait, je ne sais pas depuis combien de temps. Elle me souriait.
Toi qui n’avais pas d’attirance pour les femmes, tu te trouvais dans une situation singulière !
C’est vrai, mais je n’y pensais pas. J’étais heureuse que Fanny retrouve la joie de vivre. Il y avait à la fois quelque chose de maternel dans mon attitude et l’impression d’un moment de forte sensualité.
Maternel ?
Fanny était bien plus jeune que moi et je savais que j’étais un peu son modèle. Quand j’ai entrepris de la consoler, j’ai agi comme une mère ou une grande sœur. Mais quand sa petite langue a commencé à jouer avec la mienne, nous sommes passés dans un autre registre.
Tu n’as pas cherché à te dégager ?
Je n’y ai même pas songé. J’étais pris dans cette ambiance troublante et je me suis laissée faire.
C’est Fanny qui prenait les initiatives ?
Oui, et de manière assez ferme. Elle m’a demandé de quitter ma robe et de la rejoindre dans le lit. Je me suis exécutée. Une fois dans le lit, nous nous sommes serrées l’une contre l’autre. Sa peau était douce et parfumée. Ses mains courraient sur mon corps, prenant plaisir à caresser mes seins, mon ventre. Puis Fanny a glissé une main sur ma culotte, avançant doucement mais irrémédiablement vers mon minou. Elle riait.
Photo XXI sofi7-118
Elle m’a demandé de retirer ma culotte. J’étais consciente de ce que ça impliquait. Je l’ai fait.
Tu semblais disposer à succomber à ses charmes ?
Je me laissais faire sans me sentir contrainte. Une fois que nous étions nues toutes les deux, elle a posé sa tête sur ma poitrine.
Je m’attendais à une étreinte forte, mais elle a commencé à me parler avec douceur et passion. Ce fut une véritable déclaration d’amour. Depuis notre arrivée, j’avais bien remarqué son intérêt pour moi, mais je n’avais pas imaginé qu’il était aussi fort. Dans sa tête, je n’avais pas séduit Gilles, elle me l’avait offert pour me faire plaisir. Je la fascinais. A ce moment là, j’ai découvert un autre monde, bien différent de celui des hommes.
Il ne s’est rien passé de plus « chaud » ?
Toi, tu es bien un mec par contre ! Et bien, les femmes savent attendre. Les choses ont évolué très lentement, mais inexorablement, vers des moments plus intenses.
(A suivre)
| Juin 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | |||||
|
||||||||||
Derniers Commentaires