Sophie poursuit son récit. Pour cette partie également, nous n'avons pas récupéré les photos, que nous vous invitons à découvrir sur le site de Lynx33
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J’ai hâte que tu me parles de cette journée !
Elle n’a pas débutée très tôt. Après nos excès de la nuit, j’ai dormi longuement. Lorsque j’ai ouvert les yeux, il était plus de 10h. Fabrice n’était plus dans la chambre. J’ai pris une douche et je suis descendue. Tout le monde était levé. Je suis allée dans la cuisine pour me préparer une tasse de thé. J’y ai trouvé Fanny et Fabrice qui s’activaient à préparer leur pique-nique. J’ai eu une drôle d’impression en les voyant. Ils semblaient heureux et très complices. L’idée m’est venue que Fanny draguait Fabrice. Cette idée, qui ne m’avait pas vraiment effleurée jusque là, se trouvait confortée par son attitude vis-à-vis d’une possible relation entre Gilles et moi. Fanny était-elle plus perverse que je le pensais ? Me manipulait-elle ? Voilà que je devenais jalouse de Fanny, alors que son compagnon la trompait fortement avec moi.
C’est vrai que tu étais mal placée pour être jalouse !
Peut-être, mais je suis comme ça. Je connais trop mes faiblesses pour ne pas les imaginer chez les autres. Je me suis approchée de Fabrice pour lui faire remarquer qu’il semblait bien s’entendre avec Fanny. Comme il acquiesçait sans y voir mal, j’ai ajouté « Qu’est-ce qu’il y a vraiment entre vous ? ». Fabrice m’a regardé l’air surpris, puis son regard s’est durci et il m’a lancé de manière assez abrupte « Bien moins qu’entre toi et Gilles ! Ta jalousie me semble fort déplacée ! ».
Sa réaction était compréhensible !
Je le sais. Je m’en voulais un peu. Alors je lui ai fait un petit bisou en lui demandant de me pardonner et en lu disant que j’étais une jalouse maladive. Il m’a simplement répondu qu’il le savait déjà. J’ai pris mon petit déjeuner et je suis remontée pour finir de me préparer. Vers 11h, Fabrice est monté pour me dire qu’il partait. Il m’a trouvée nue dans la chambre, toute affairée à être la plus belle pour mon amant. Il a immédiatement compris et m’a pris dans ses bras en me disant qu’il savait que je n’allais pas être sage et qu’il penserait à moi tout le temps.
Je le sentais excité, mais je n’ai pas pu m’empêcher d’ajouter « Sauf si tu fais la même chose avec Fanny ! ». Il a ri et répondu « Qui sait ? », juste pour m’agacer. Il est descendu et cinq minutes après, je voyais la voiture s’éloigner. Je restais seule avec Gilles et après cette réflexion, il ne me serait resté aucun scrupule si j’en avais eu.
Seule avec Gilles… Vous n’avez pas fait que ça quand même !
Tu penses peut-être que j’avais passé l’âge de rester toute une journée à faire l’amour ? Je pensais que tu avais compris que j’étais devenue sexuellement dépendante de Gilles. Dès que j’ai vu partir Fabrice et Fanny, j’ai senti mon minou qui s’échauffait. C’était fou ce besoin qui m’envahissait déjà alors que j’avais été pleinement comblée durant la nuit. Je décidais de m’efforcer à ne pas prendre l’initiative, sachant bien que Gilles serait dans le même état que moi. Pour répondre à ta question, on peut dire qu’on a fait que ça et qu’on aurait pu le faire encore plus longtemps !
Raconte…
Une fois maquillée, parfumée, habillée, je suis descendue. Gilles s’affairait à nettoyer la piscine. Quand il m’a aperçu, il a posé son matériel et il est venu vers moi. Je n’ai fait aucun geste pour le provoquer. Au contraire, je me suis dirigée vers le salon comme si de rien n’était. Il m’a rejointe et m’a serrée dans ses bras. Il m’a dit que ce que nous allions vivre serait inoubliable, que jamais il n’avait été autant « branché » par une femme. Innocemment, je lui ai dit « Mais tu as encore envie après tout ce que tu m’as fait cette nuit ! ». Je sentais sa réponse contre moi sans qu’il ait besoin de parler, bien dure et démonstrative. Je n’ai pu empêcher un geste pour la flatter, ce que Gilles a pris pour un encouragement. Il m’a dit « Je te le prouve tout de suite ». Je n’avais pas envie de précipitation, nous avions tout notre temps. J’ai continué à me coller contre lui alors que nous nous embrassions. Gilles était torse nu et le contact de sa peau provoquait en moi des sensations très électriques. Gilles avait glissé ses mains sous ma petite jupe denim et s’était aperçu que je ne portais rien dessous. Cette découverte le ravissait et il m’a demandé si c’était une invitation. J’ai simplement répondu entre deux longs baisers « Comme ça je te suis toujours offerte ! ». A mon tour, j’ai ouvert le jean de Gilles pour m’approprier plus concrètement ce que je devinais contre moi. C’est toujours avec le même ravissement que je me suis emparée de son sexe. Il semblait infatigable et me paraissait encore plus dur et plus volumineux. Manifestement nous étions tous les deux accros à la chose !
Vous n’avez pas perdu de temps !
Ce sont les circonstances et notre libido qui en ont décidé ainsi… Pour te dire mon excitation, je me suis agenouillée devant Gilles et j’ai pris sa queue dans ma bouche. Je ne pouvais pas m’empêcher de répéter « J’aime ton sexe ». Ce que je faisais et ce que je disais étaient complètement spontanés et répondaient a des envies enfin libérées. Gilles me regardait. Nos regards se croisaient de temps en temps, le mien pétillant d’excitation et de fierté devant l’hommage puissant offert à ma bouche, celui de Gilles déjà concentré sur des sensations qu’il devait apprécier. « J’aime ton sexe… ». Pourquoi cette petite phrase était-elle si agréable à dire à ce moment ? Gilles me laissait dire, appréciant mon audace verbale et ma gourmandise…
Cette belle caresse ne pouvait pas se prolonger !
Elle aurait pu, mais Gilles et moi avions envie d’autre chose. Je voulais entraîner Gilles vers une chambre où nous serions mieux, mais son désir était trop impétueux. Il m’a plaquée contre la commode, a troussé ma jupe et m’a pénétrée. Son attitude était ferme. Il n’y allait pas en douceur, mais j’aimais ça.
Alors il m’a prise ainsi. Je m’accrochais comme je pouvais à la commode alors qu’il me baisait sans ménagement. Pour une fois, il n’y avait pas de voisin, pas de chambres voisines occupées, nous étions vraiment seuls. Alors je me suis laissée aller. Je n’ai pas cherché à contenir les cris de plaisir qui venaient spontanément. J’ai crié, j’ai hurlé comme jamais. J’étais déchaînée et ce déchaînement était communicatif. Plus je hurlais, plus Gilles me prenait fort. Lui non plus ne cherchait pas à se contrôler. Il ponctuait ses coups de queue de « Tiens prends ça, prends » ou bien « Tu aimes ça, salope ». Ces mots, qui lui venaient naturellement, ne me choquaient pas, au contraire. A ce moment précis, j’aimais cette vulgarité. Mes « Oui, oh oui », qui accompagnaient le rythme frénétique de sa queue, confirmaient peut-être que j’étais bien cette « salope » qu’il voyait en moi. Nous étions en communion. Je cherchais à m’offrir le plus possible pour qu’il me possède à fond.
Alors mon plaisir est venu tout aussi sauvagement. J’ai hurlé des « Ahhh, Ahhh » de plus en plus forts et de plus en plus longs, en phase avec le volcan que Gilles venait de déclancher en moi. L’irruption a atteint son sommet quand Gilles a répandu sa lave en moi. Nous nous sommes effondrés sur la commode, épuisés. Je reprenais difficilement mon souffle, la tête encore dans le plaisir, mais le corps meurtri. Je crois que nous avons vécu un moment d’une telle intensité que nous avons cru tout deux en mourir sans que cela nous arrête. Mourir de plaisir ! Mon Dieu, quel amant merveilleux ! Vincent me semblait loin… Un volcan brûlait toujours entre mes cuisses. J’avais envie que ça ne s’arrête jamais…
Tu dis que Vincent était loin, qu’est-ce que ça signifie ?
Depuis le début de ces vacances avec Gilles, j’avais mis Vincent entre parenthèses. Lui qui m’avait subjugué, m’avait fait découvrir ce qu’est vraiment être comblée et dont j’étais tombée amoureuse, voilà que je me surprenais à l’oublier dans les bras de Gilles. Ce que me donnait Gilles était extraordinaire, encore plus que ce que nos premières rencontres m’avaient révélé. Bien sûr, il n’y avait rien de sentimental dans nos rapports à la différence de ma relation avec Vincent. Je le savais. Ce que je découvrais, c’est que je pouvais me sentir parfaitement bien dans une relation avec un homme sans être amoureuse. Jusque là, je ne pensais pas que c’était possible. Du coup, Vincent me manquait moins. Tout paraissait si simple avec Gilles. Nous étions au diapason sans faux semblants. Ne pense pas pour autant que j’avais oublié Vincent. Je lui téléphonais ou je lui laissais un long message tous les jours. Mais il me semblait que son sourire, ses yeux, ses bras me manquaient bien plus que sa queue…
Qu’avez-vous fait après avoir éprouvé la solidité de la commode ?
Je me suis effondrée sur le canapé et j’ai demandé à Gilles de me donner un grand verre d’eau. Nous avons un peu chahuté et il m’a proposé de venir me rafraîchir dans la piscine. Il faut dire que nous étions en sueur après notre épisode torride. On s’est mis tout nu et nous nous sommes dirigés vers la piscine. Après une douche salvatrice, nous nous sommes retrouvés dans l’eau fraîche. Ça faisait vraiment du bien.
Au point de calmer le volcan ?
Un peu, mais un volcan n’est jamais qu’endormi et peu se réveiller à tout moment ! J’ai pris plaisir à nager peu, puis j’ai rejoint Gilles au bord de la piscine. Il était temps d’avoir une discussion sérieuse à propos de Fanny. Je restais sur mon impression à propos de ce qui pouvait se passer entre Fabrice et elle.
Gilles me regardait approcher avec ses yeux de prédateurs. La fraîcheur de l’eau avait durci la pointe de mes seins et ça n’avait pas échappé à Gilles. Il m’a adressé un compliment sur ma poitrine, me comparant à une nymphe sortant de l’eau. Je ne suis pas certaine que l’eau froide ait eu le même genre d’effet sur sa queue… De toute manière, je voulais lui parler sérieusement. Je me suis accoudée au bord de la piscine, à côté de lui. Il semblait encore avoir besoin de reprendre des forces.
- Gilles, tu as confiance en Fanny ?
- A quel propos ?
- Sur sa fidélité.
-Je n’ai aucun doute. Avant qu’elle se libère, il faut du temps, beaucoup de temps. Avec qui veux-tu qu’elle ait une aventure ? Déjà qu’elle trouve que je la sollicite trop !
- Pourquoi me poses-tu cette question ?
- A propos de Fabrice. Je le trouve bien proche d’elle. Je me demande s’il n’y a pas quelque chose entre eux.
- (Rire de Gilles) Fabrice ? Tu veux rire ! je l’aime bien, mais déjà qu’il n’arrive à te faire jouir, je ne le vois absolument pas en amant de Fanny !
-Tu serais jaloux ?
- Si elle me trompait ? Je ne l’accepterais pas, jamais.
- Et avec une femme ?
- Avec toi ? Je sais qu’elle a un faible pour toi. Tu la fascines. Elle me questionne beaucoup à ton sujet. Mais je ne crois pas qu’elle soit attirée sexuellement pas les femmes.
- Moi je me demande au sujet de Fabrice. Ce qu’elle aime, Fabrice peut lui donner.
- Toi, tu es jalouse. Tu te fais sauter autant que tu peux et tu es jalouse ! Tu m’amuses. Mais si ça peut te rassurer, je suis certain que Fanny n’a pas de vue sur lui. Qu’est-ce qui te fait penser ça ?
-Rien, une impression ce matin. Peut-être que cette ballade n’était qu’un prétexte et qu’en ce moment ils font l’amour…
- Eux, certainement pas. Mais nous…
Voyant venir Gilles, je me suis hissée sur le bord de la piscine. L’exercice dévoilait à Gilles un joli coquillage à peine refermé dont je le savais très friand !
« Ta petite moule est adorable. Me laisseras-tu la déguster ? ». Je n’ai pas répondu tout de suite. Une fois sortie de l’eau, je lui ai dit « On en reparlera pour l’apéritif ! ». Je suis allée chercher une natte et je me suis allongée face à la piscine.
Je ressentais la chaleur agréable des dalles sur mon corps mouillé. Gilles s’était remis à nager. Je songeais à ce que nous venions de dire. Manifestement, Gilles ne se rendait compte de rien à propos de Fanny. S’il se trompait à ce point au sujet de son attirance pour les femmes, ses certitudes à propos de Fabrice ne valaient pas grand’ chose. Je le regardais nager et je me consolais en me disant que nous avions raison d’en profiter. Alors que je m’engourdissais, j’ai entendu Gilles qui m’appelait.
L’heure de l’apéritif approchait !
Je n’avais aucune idée de l’heure. Gilles avait récupéré un matelas gonflable et me proposait d’y venir me reposer. Je me doutais bien qu’il ne me laisserait pas vraiment me reposer. Nous avions joué avec ce matelas la veille et seule la présence de nos conjoints avait empêché le jeu de dégénérer vers une version plus hard. Nous en avions été un peu frustré. Je me disais que Gilles voulait profiter que nous étions seuls pour aller plus loin. L’idée me séduisait. Je me suis lentement remise à l’eau. Gilles m’a aidée à m’allonger sur le matelas. La position était instable, mais agréable.
Gilles restait sage ?
Il poussait le matelas pour me faire avancer. Sachant ce qu’il avait dans la tête, je lui donnais un encouragement en plaçant mes jambes de part et d’autre du matelas. Je lui offrais ainsi une vue alléchante sur ce qu’il convoitait. J’avais autant envie que lui de ce qui allait se passer. Nous n’avions pas besoin de nous parler. Nous sentions quand l’autre avait envie et devinions instinctivement de quoi il avait envie. Dès que nos sexes commençaient à s’exprimer, nous étions au diapason.
Et de quoi aviez-vous envie ?
J’ai offert à Gilles la dégustation qu’il désirait et que je désirais aussi. Sa bouche s’est collée entre mes cuisses et sa langue a commencé une exploration de mon intimité. Il me léchait, m’aspirait et moi je me crispais à mon matelas Il allait de mon minou à mon petit cul sans décoller sa bouche.
A chacun de ses mouvements, je risquais de chavirer, au sens propre et au sens figuré ! Je sentais l’eau de piscine venir de temps en temps s’immiscer entre mes fesses. Gilles semblait apprécier même une moule chlorée… Au début, je prenais ça comme un jeu et je m’offrais complice au fantasme de Gilles. Mais peu à peu son ardeur faisait monter en moi des sensations exacerbées par le clapotis de l’eau. Je me suis crispée encore plus, les ongles enfoncés dans le plastique du matelas et je me suis mise à hurler. J’ai joui au milieu de la piscine. Gilles a retiré sa bouche dévoreuse après mes cris de plaisir et il m’a brutalement renversée dans l’eau. J’ai crié, mais pas de plaisir cette fois en le maudissant et lui disant qu’il ne perdait rien pour attendre. Je me suis débattue dans l’eau, provoquant Gilles avec mon minou encore tout excité par ses caresses buccales.
Le message était clair et Gilles l’a reçu cinq sur cinq !
Qu’avais-tu en tête ?
Poursuivre notre jeu, mais en prenant l’initiative cette fois. J’ai nagé jusqu’aux marches où je me suis assise. J’ai appelé Gilles : « Viens me montrer de quoi tu es capable ! »
Gilles ne s’est pas fait prier ?
C’est le genre de propos qu’un homme comme lui ne laisse pas passer. Il est venu me rejoindre et m’a embrassée. Pendant cette étreinte, j’ai pris sa queue dans ma main. Elle n’était pas encore au top. Je le comprenais, mais j’ai pris plaisir à l’escagasser en lui disant « Petite forme ! Viens par la que je m’occupe de toi ». Je l’ai fait asseoir et je me suis mise à le masturber.
J’étais très concentrée sur ce travail « manuel ». Avec ce traitement, sa « petite forme » a vite pris du volume. Je mettais beaucoup d’énergie dans les mouvements de ma main, y trouvant un plaisir tactile et visuel. Quand je me suis retrouvée avec un sexe énorme dans la main, j’ai mis mes yeux dans ceux de Gilles. Il pouvait y lire la satisfaction d’un travail bien fait, mais surtout toutes les envies qu’il avait fait naître. J’étais très excitée par le fait que nous faisions ça dans une piscine.
Tu n’avais jamais fait l’amour dans une piscine ?
Non, jamais. Dans piscine publique ou dans les hôtels, il n’y a pas d’intimité. Il y avait bien eu quelques caresses poussées à la mer, mais toujours avec le risque d’être surpris et surtout sans pouvoir aller au bout de mes envies. C’était la première fois que j’allais faire l’amour dans l’eau…
J’ai hâte que tu me racontes cette expérience…
Je te reconnais bien… Lorsque Gilles fut tout à fait en forme, je n’ai pas pu m’empêcher de le prendre dans ma bouche. Le sexe de Gilles provoque toujours en moi ce désir de manière spontanée.
Cette fois c’était à moi de découvrir un goût de chlore inhabituel dans ce genre de dégustation. C’était aussi une des caractéristiques de l’amour dans une piscine ! Il n’a pas fallu longtemps pour que je retrouve tout le plaisir de sucer Gilles. Le cadre, le soleil, l’eau y ajoutaient une forme d’excitation très agréable. Je n’avais pas l’intention d’aller vers l’irréversible, mais je voulais que Gilles perde un peu son contrôle. Alors je l’ai pris lentement, avec douceur, jouant avec ma langue et ma main. Quand j’ai senti poindre les perles de son désir, j’ai légèrement accéléré mon rythme. Gilles fermait les yeux. Je le sentais partir…
Tu as résisté à la tentation de le faire exploser ?
Difficilement ! Dans cette caresse, il y a une sorte d’enchaînement très difficile à contrôler. Quand j’ai ressenti l’abandon de Gilles, le durcissement accru de son sexe, les encouragements par des mots de plus en plus crus, les gémissements et la force de ses mains sur ma nuque, j’ai eu envie de ne pas me contrôler et de provoquer l’irréversible. J’ai pris sur moi. J’avais envie d’autre chose et cette envie a été plus forte. Quand ma bouche a abandonné son sexe, je lui ai dit « Viens me prendre ». Gilles, qui commençait à bien me connaître, savait que ces mots étaient un appel venant du plus profond de moi. Je voulais sa queue en moi, là, dans la piscine… Il est venu contre moi, m’a enlacée et m’a embrassée longuement sur ma bouche, sur mes seins…
Tu allais enfin découvrir l’amour aquatique !
Cette envie décuplait nos désirs. Une fois encore, Gilles et moi étions en harmonie. Nous allions faire l’amour dans cette piscine. C’est Gilles qui a pris l’initiative. Il m’a un peu éloignée du bord, toujours en m’embrassant. Puis j’ai senti sa main s’insinuer entre mes cuisses, comme pour s’assurer que l’eau ne m’empêchait pas d’être prête à le recevoir. J’étais plus que prête !
Alors je me suis agrippée à son coup et je lui ai sauté autour des hanches. Il me maintenait facilement. Je sentais sa queue, mais je n’arrivais pas à m’y empaler. Gilles a fait ce qu’il fallait. J’étais accrochée à lui et sa queue était moi. Je me sentais légère. Je sentais la présence de son sexe, mais d’une manière différente, moins intense que d’habitude.
Les mouvements de Gilles étaient lents. Il avait du mal à conserver l’équilibre. Après quelques va et vient, il m’a lâchée. La position était difficile à tenir et risquait de nous faire boire la tasse. Manifestement, nous manquions tous les deux d’expérience dans ce genre d’exercice… On riait. Je lui ai dit « Non, je la veux » en l’arrosant généreusement pour le punir de cet abandon. Alors il m’a retournée et m’a demandé de m’accrocher au bord de la piscine. Il est venu derrière moi. J’ai senti son sexe dur contre mes fesses. Malgré notre premier essai peu convainquant, Gilles n’avait manifestement rien perdu de sa vigueur. Il a cherché à venir en moi. Cette fois c’est moi qui l’ai aidé en saisissant sa queue et la glissant en moi. La position était plus stable.
Je prenais appuie sur le rebord alors que Gilles s’accrochait à mes hanches pour me pénétrer. La sensation était agréable, bien plus douce que d’habitude. Gilles m’a entraînée vers un endroit un peu moins profond pour pouvoir soulever mes jambes. Je me laissais aller, portée par l’eau. Les mouvements de Gilles étaient ponctués par les clapotements de l’eau.
Pourtant, malgré un désir fort et partagé, nous n’arrivions pas à nous concentrer sur nos sensations intimes. Il s’agissait plus d’un jeu dans lequel nous prenions du plaisir par le contexte insolite et la nouveauté. Une fois encore, Gilles a perdu l’équilibre et sa queue est sortie de moi. Nous nous amusions comme des fous ! On riait, on criait.
Vous n’avez pas vraiment fait l’amour ?
C’était un peu comme des préliminaires, plus ludiques que sensuels. Mais les choses ont changé. J’avais vraiment envie de faire l’amour et le moment était venu. Gilles l’a senti et m’a prise dans ses bras. A ce moment je me suis sentie attirée vers lui de manière plus tendre et sensuelle. Il m’a embrassée longuement. Nous n’avions plus envie de jouer…
Alors ?
Alors je me suis placée le dos au bord de la piscine et je l’ai attiré contre moi. J’ai placé mes jambes sur ses hanches et il a à nouveau glissé sa queue en moi. Je lui ai demandé d’être très doux et d’aller très lentement. C’était une autre sensation, terriblement érotique. Nos corps se sont livrés un à l’autre de cette manière pendant un long moment. Puis j’ai proposé à Gilles de sortir de l’eau pour qu’il me donne le plaisir qu’il venait si bien de préparer. La sortie de la piscine a un peu cassé le charme. Je me sentais soudainement lourde. Un transat nous tendait les bras. Je m’y suis allongée, encore toute trempée et je me suis offerte à Gilles.
Gilles a commencé à me pilonner. Je retrouvais toutes les sensations de la gravité, dont celle de la force des coups de bélier en moi. J’adore ! Malheureusement, le transat lui n’appréciait pas et, dans un grand craquement, le plastique a cédé au moment où Gilles commençait à me faire crier. J’étais furieuse. Gilles m’a relevée et m’a entraînée vers le matelas gonflable. Là, je pouvais m’agenouiller sans abîmer mes genoux et m’offrir à sa queue comme j’aime. Gilles n’a pas flanché et a repris son rythme pour lequel je suis si accro de lui. J’aime tant sentir sa queue quand il me prend en levrette. J’ai vite retrouvé les sensations de plaisirs et je me suis laissée aller à l’habileté et à l’endurance de mon amant. Il m’a arraché de hurlements de plaisir avant de jouir en moi.
Tu as donc apprécié l’expérience de la piscine ?
C’était très particulier. Il y avait à la fois des sensations nouvelles, le plaisir de la nature et l’impression excitante de braver un interdit. Nous ne sommes pas allés jusqu’au bout dans l’eau, mais je me suis jurée de le faire une autre fois. J’imagine bien ça par une nuit d’été particulièrement chaude…
Avec Gilles ?
Gilles ou un autre… Avec Fabrice, nous avons des projets pour acheter une maison. Depuis ce jour là, je sais que nous aurons une piscine…
Qu’avez-vous fait après cet épisode aquatique ?
Je suis restée un moment offerte au soleil, sans bouger, plongée dans les brumes enivrantes du plaisir. J’aime me replier dans mes pensées après avoir joui afin de prolonger l’effet du plaisir intense qu’un homme vient de me donner. Gilles s’était éloigné pour se rafraîchir sous la douche. J’étais hors du monde, dans un paradis sensuel… Je suis restée un long moment ainsi. C’est Gilles qui m’a sorti de ma torpeur par un baiser sur le ventre. Il m’a demandé ce que je voulais faire car il était plus de 13h. Nous avons décidé de bouger un peu et d’aller manger une salade sur le port. Je me suis rapidement douchée, recoiffée et j’ai passé une tenue très très légère.
Moment agréable sur le port ?
Nous avions besoin de reprendre quelques forces ! Nous avons reparlé de Fanny et de Fabrice. J’ai fait part à Gilles de mon intention de dire à Fanny que nous avions fait l’amour. Gilles ne comprenait pas, disant que nous allions vers des complications alors que tout était simple comme ça. J’ai insisté, lui expliquant que j’avais envie d’être au clair avec Fanny. La situation de mensonge me pesait de plus en plus. Ses encouragements étaient une bonne occasion de partir sur de nouvelles bases. Gilles n’était guère convaincu. Manifestement, il ne croyait pas à la bénédiction que Fanny m’avait donnée pour faire l’amour avec lui. Pour autant, il me faisait confiance et m’a laissé le soin de parler à Fanny si vraiment je jugeais que c’était nécessaire. Cette discussion avait un peu assombri mon Gilles et je me devais de lui redonner le moral.
Je n’ose pas imaginer le genre de moyen que tu as utilisé…
La salade et un verre de rosé avaient déjà bien amélioré les choses. Mais je vois que tu sais combien je suis perverse… En guise de dessert, j’ai annoncé à Gilles que j’avais une surprise pour lui. Comme il me regardait l’air étonné, je me suis assurée que personne ne prêtait attention à nous et j’ai posé mes deux pieds sur le bord de d’une chaise. Il a vite compris que je lui réservais une vue sans entrave sur un petit abricot passablement juteux. Je lui ai dit « Je crois que tu aimes quand je ne porte pas de culotte », mais il ne m’a pas répondu.
Il était perdu dans sa contemplation. Alors j’ai ajouté qu’il fallait bien que mon minou prenne l’air pour se rafraîchir un peu après tout ce qu’il lui avait fait endurer ! Gilles avait tout à coup envie de partir. Je lui ai demandé « On fait quoi ? ». Il m’a répondu « Je ferais bien une petite sieste avec cette chaleur ! ». Puis il a hélé le serveur pour régler l’addition. J’ai redescendu mes jambes, le spectacle n’étant destiné qu’à Gilles. Nous sommes retournés à la villa. Depuis qu’il me savait entièrement nue sous ma robe, il n’arrêtait pas de me tripoter. Sa main quittait dangereusement le volant pour s’égarer en haut de mes cuisses largement découvertes. Il avait retrouvé sa bonne humeur et, m’a-t-il semblé, une drôle de bosse dans son pantalon de toile. Quand nous sommes sortis de la voiture et qu’il m’a serrée contre lui, il n’y avait plus aucun doute à avoir : la sieste serait coquine !
Et la sieste fut coquine ?
Coquine et très prolongée !
Tu vas me raconter cette sieste dans le détail. Mais avant, parle moi de la journée de Fabrice. Que faisait-il pendant ce temps ?
Ce qu’il a fait vraiment ? Je ne le sais pas, je ne sais que ce qu’il m’en a dit… Je crois que le matin ils ont visité un baptistère, puis ils se sont rendus à l’abbaye du Thoronet. En chemin, ils se sont arrêtés pour un déjeuner sur l’herbe. D’après Fabrice, Fanny semblait heureuse et faisait tout pour qu’il apprécie la ballade. Elle lui a posé énormément de questions sur moi et sur notre couple. Elle ne comprenait pas comment Fabrice pouvait me laisser faire l’amour avec d’autres hommes sans être jaloux. Elle s’inquiétait de mes « besoins » et semblait plaindre Fabrice de mes « infidélités ». Elle ne cachait pas non plus sa fascination pour moi où pointait un désir qui dépassait une simple connivence entre copines. A un moment, elle lui a demandé s’il croyait qu’il se passait quelque chose entre Gilles et moi. Fabrice a répondu franchement que oui. Il m’a dit que Fanny avait accusé le coup. Alors elle lui a demandé : « Tu crois qu’en ce moment… ». Fabrice a aussi répondu que oui, lui disant qu’il me connaissait trop pour en douter. Il lui a dit qu’il savait ce que Fanny m’avait dit à propos de Gilles, alors, compte tenu de ça, il n’avait aucun doute. A ce moment, Fanny est venu tout prêt de Fabrice pour lui demander si ça ne lui faisait rien. Fidèle à lui-même, Fabrice a répondu que non, bien au contraire. Fanny s’est alors un peu énervée.
- Comment peux-tu aimer à ce point une « chienne en chaleur !
- Justement parce qu’elle est un peu ce que tu dis !
- Qu’elle fasse ça avec ton ami, ça ne te fait vraiment rien ?
- Non, enfin pas ce que tu crois…
- Et tu l’aimes ?
- Comme un fou !
- Tu lui es fidèle ?
- Oui, j’essaie
- Ça veut dire quoi ?
- J’essaie de ne pas me laisser tenter. Ce qui se passe entre elle et moi m’y aide beaucoup.
- Tu pourrais la tromper ?
- Je ne suis qu’un homme !
- Moi, si Gilles m’a trompé, je ne sais pas ce que je ferai. Je crois que je le tromperai aussi !
- Avec un homme ?
- Sophie t’a aussi parlé de ça ! C’était un secret entre nous… Ça te choque ?
- Non, au contraire, ça me trouble.
- Ah, tu veux dire que je te trouble ?
- Un peu, oui…
- Tu sais, peu importe si je trompe avec un homme ou une femme, mais Gilles le saura et n’aura rien à dire !
- Ne soit pas aussi entière. Tu sort avec une femme sans qu’il le sache, alors tu peux bien accepter qu’il s’amuse avec Sophie. C’est sans conséquence pour votre couple, j’en suis certain
- Tu sais que tu m’épates. C’est pas juste ce qui t’arrive.
C’est à ce moment qu’elle s’est appuyée contre lui et lui a fait un petit bisou. Il y a eu un moment de flottement. Leurs visages étaient très proches. Les lèvres de Fanny se sont posées sur les siennes, c’est du moins ce qu’il dit.
Ils se sont embrassés longuement. Quand leurs bouches se sont séparées, il y a eu un long silence. C’est Fanny qui a rompu le charme et aussi le malaise qui s’installait. Elle s’est levée en disant « Ce sera notre secret ! ». Fabrice l’a rejoint et l’a prise dans ses bras. Ils se sont à nouveau embrasser. Fanny s’est dégagée et lui a demandé d’en rester là, ajoutant « On a tout le temps. Je ne regrette pas, mais je ne veux pas aller plus loin maintenant. Plus tard peut-être… ». Fabrice me dit qu’ils n’ont pas été plus loin.
Tu en doutes ?
Je ne sais pas. A la place de Fanny, je n’en serais pas resté là. Par contre, je crois Fabrice capable de ne pas avoir poussé Fanny plus loin, respectant son choix d’attendre. Fabrice est un romantique, Fanny aussi probablement.
(A suivre)
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